Partager l'article ! Mon soutien à Jean-Luc Mélenchon à la candidature du Front de Gauche pour 2012: Une survalorisation dangereuse. Un débat parfois vif anime le ...
Brice Maubacq
"Le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale"
Agenda :
Samedi 18 février à 10h00 à Châlons en Champagne :
tractage Front de Gauche sur le marché
Mardi 21 février à 19h00 à Reims :
assemblée citoyenne du Front de Gauche salle Rossini
Vendredi 27 février à 19h00 à Reims :
réunion départemente du PG Marne
Une survalorisation dangereuse. Un débat parfois vif anime les militants politiques du Front de Gauche sur le choix du candidat à l'élection présidentielle. Si ce débat sont légitimes, il me semble toutefois aujourd'hui particulièrement stérile d'opposer des fractions qui peuvent concourir à l'éclatement du Front de Gauche si l'on n'y prend garde. L'élection présidentielle, c'est quoi ? Un acte hautement démocratique ou un piège ? Je pense qu'il s'agit d’un piège. Il ne faut pas survaloriser l'élection présidentielle. Il nous faut clarifier le sens de l'élection présidentielle pour le Front de Gauche : à la fois un tremplin pour les législatives et en même temps le moyen de poser les enjeux d'une nouvelle démocratie où la séparation des pouvoirs sera effective ou à tous les échelons où se prennent les décisions la population aura la capacité d'intervenir. Il nous faut dire ce que sera la sixième République : politique, sociale, économique avec toute leur place pour les citoyens. La campagne présidentielle doit donc consister à dire aux électrices et aux électeurs : prenons nos affaires en main.
Personnellement, j‘ai signé l‘appel soutenant Jean-Luc Mélenchon comme candidat du Front de Gauche. Pourquoi ce choix ? Je pense que Jean-Luc Mélenchon est le meilleur atout pour éviter l'oubli, l'agonie du PCF, ses qualités de grande de gueule, de tribun et son talent de débatteur, a un discours simple : à gauche toute. Anticapitaliste. Partisan d'une révolution citoyenne, d’un revenu maximum, de la planification écologique, de la sortie du Traité de Lisbonne, de l‘OTAN et de l‘Afghanistan… La posture plaît, si l'on en croit les bonnes prestations du Front de Gauche aux dernières européennes et régionales. Ces qualités sont reconnus à gauche et à droite aussi. La candidature de Jean-Luc Mélenchon est tout aussi légitime que celle d’André Chassaigne, que celle de Pierre Laurent en tant que chef du Parti Communiste ou encore Chrisitan Picquet (Gauche Unitaire) ou d’autres personnalités comme Clémentine Autin (FASE). Outre, Jean-Luc Mélenchon, André Chassaigne est candidat, sa candidature une excellente chose pour la diversité du Front de Gauche . Certains voudraient monter les uns contre les autres. Moi, je dis que j’ai aucun problème avec André Chassaigne car « dédé » est un ardent défenseur d'un Front de Gauche large et ouvert. C’est sur les terres auvergnates en tant que tête de liste aux dernières élections régionales de 2010 que le Front de Gauche élargi a obtenu le meilleur score national au premier tour des (14,3%). André Chassaigne s'était illustré à l'Assemblée Nationale dans le débat sur les OGM en 2008, infligeant un camouflet au gouvernement avec son fameux amendement 252. Par contre, je suis très septique quand aux candidatures très anti-Front de Gauche que représentent l’orthodoxe André Guerin et le stalinien Maxime Gremetz.
Les détracteurs de la candidature de Jean-Luc Mélenchon se méfient, doutent de sa sincérité. Je pense que c’est un faux procès que l’on lui prêt car il a toujours été constant dans son engagement politique. Depuis qu’il a été au PS, il s’est toujours battu à l’ « aile gauche » du PS, il a eu le courage de faire campagne pour un non de gauche au TCE contre son propre parti, il a eu le courage de rompre avec la routine au sein du PS en 2008 lorsqu’il a claqué la porte de ce parti auquel il a crû pour co-fonder le Parti de Gauche. Personnellement, je préfère une personne qui vient de la gauche plutôt que quelqu’un qui glisse de gauche à droite. A écouter certains, Jean-Luc Mélenchon, étant un ex-PS, il restera un social-traite, on n’est alors condamné alors à son passé, on n’a même pas le droit de faire son autocritique et d’en tirer les conséquences. Personne n’est pure et parfaite.
Quoi qu’il en soit le futur candidat du Front de Gauche, je m’engagerai à ses côtés et il devra se revendiquer d’être le dernier Président de la Vé République car la première des réformes sera de convoquer une assemblée constituante pour une Viéme République.
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